Louis Gonse

Louis Gonse

Résumé

Portrait de Louis Gonse Louis Gonse L'art japonais. Tome 1 (1883)

Hokousaï appartient à l'école vulgaire, mais il s'élève bien au-dessus d'elle par l'envergure du style, par la profondeur du sentiment et la puissance comique. Il est à la fois le Rembrandt, le Callot, le Goya et le Daumier du Japon.
Le nom de Hokousaï est le premier nom d'artiste
japonais qui ait traversé les mers ; il deviendra sous peu célèbre dans les deux hémisphères, il l'est déjà. Tous ceux qui s'occupent
d'art de près ou de loin seront bientôt familiarisés avec sa consonance exotique. Un talent si complet et si original doit appartenir à l'humanité.
Source : Gallica

Portrait de Louis Gonse Louis Gonse L'art japonais. Tome 1 (1883)

La puissance de l'expression et la justesse du dessin luttent ici avec la souplesse prodigieuse du coup de pinceau et la blonde harmonie de la couleur. On ne sait, en vérité, ce qu'il faut le plus admirer : le rendu du pelage qui va, sans repentirs et sans mièvreries, jusqu'à l'illusion de la nature, le mouvement superbe du fauve, qui se mordille la patte, l'éclat métallique et clair de l'oeil bordé d'un mince liséré rose ; tout concourt à une impression extraordinaire. Je n'ai pas rencontré d'autre peinture portant la signature de Toreï.
Source : Gallica

Portrait de Louis Gonse Louis Gonse L'art japonais. Tome 1 (1883)

Cest bien de la peinture de Motonobou qu'on pouvait dire qu'elle était un dérivé de l'écriture.
L'écriture n'est-elle pas, chez chaque peuple, une des formes du dessin, et n'est-elle pas avec lui dans le rapport le plus intime ? Nous employons la plume, c'est-à-dire un instrument rigide, maigre, aigu ; notre dessin est de même sorte que notre écriture. Les Japonais, comme les Chinois, se servent, pour écrire comme pour dessiner, du plus souple et du plus délicat des outils : le pinceau ; leur écriture et leur dessin ont la même puissance.
Source : Gallica

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