Henri Focillon,
Raphaël
(1921)
“ C'est un vieillard têtu, colérique, enragé de commandement et de grandeur. La fresque politique qu'il a ébauchée s'efface à demi dans l'histoire, et, de son vivant même, on en a vu s'écailler et tomber les parties les plus audacieuses : mais ces sortes de monuments ont sur les bâtisses l'avantage qu'ils n'ont pas besoin de durer pour être immortels. La postérité verra toujours Jules II assis au milieu de ses rêves de domination et de croisade, les mains posées sur les bras de son trône, comme s'il allait se dresser et faire retentir des éclats de son despotisme le Vatican et l'univers. ”
