Suzanne de Callias, La Malle au camphre
“ Barral divorcé ! Barral libre de nouveau ! Ainsi qu’une foule bavarde et importune se précipite par une porte soudain ouverte et vous harcèle impérieusement de tous côtés, un essaim d’idées saugrenues se met à bourdonner dans mon cerveau. Accoudée frileusement sur les tuyaux du radiateur qui exhalent une odeur fade de peinture à l’huile chauffée, je me mets à penser à l’âge de Barral et au mien ; un an de moins, je crois ; à son caractère indépendant qui s’arrangerait si bien du mien (est-elle sotte, cette femme, de lui faire des scènes s’il passe une soirée dehors sans elle !...) ”
