Jean Niérat, Souvenirs de voyage (1906)
“ La mer est belle, le navire fend, de son étrave, les flots de la grande Bleue; le soleil, néanmoins, reste caché derrière un rideau de nuages. Il est dix heures, l'estomac bat le rappel, tandis que la cloche du restaurant vient calmer ses angoisses. Mais déjà un de nos compagnons manque à l'appel : il n'a pas envie de manger, au contraire. On se met tout de même à table, mais, pendant le repas, un autre s'éclipse : on ne se demande pas où il va; il revient bientôt, se remet à table et recommence. ”
