Victor Advielle

Élements biographiques

Victor Advielle Histoire de la ville de Sceaux depuis son origine jusqu'à nos jours… (1883)

LES FÉLIBRES DE PARIS A FLORIAN Dans l'âpre et dur Paris, au ciel mélancolique, Liés au joug pesant de la Réalité, Nous avons soif d'azur, d'espace illimité.
Florian, Florian, doux chanteur bucolique, Vers les horizons bleus, sous un ciel idyllique, Emporte-nous là-bas, dans un rêve enchanté.
Nous aimons, comme toi, la Nature sereine ; Comme toi, nous avons l'amour pur des héros; Némorin nous plaît mieux que l'ivrogne Silène ; Nous préférons les fleurs, les roses de la plaine, Les champs de Fontenay, les ombrages de Sceaux, A l'odeur des égouts, aux fanges des ruisseaux.
Source : Gallica

Victor Advielle Histoire de Gracchus Babeuf et du babouvisme… (1884)

Je ne suis pas plus chef d'un parti dans la prison de Vendôme, que, malgré toutes les fables débitées, je ne le fus ailleurs. Je n'ai jamais été que l'égal de tous mes frères, dans le parti des ardents disciples de la chérissable Démocratie. Ce parti n'a point de chef. Tous concourrent, avec un même zèle, au tri omphe de la sainte Egalité, tous font profession des plus sublimes vertus; oubli de soi, amour de tous, désintéressement, courage, mépris de la mort, haine profonde contre tous les oppresseurs et leurs suppôts, mille fois plus méprisables.
Source : Gallica

Victor Advielle Recherches sur Nicolas Poussin et sur sa famille (1902)

Trois fils de ses bords qu'on renomme, Tous trois, peintres du cœur de l'homme ; Sur leurs beaux fronts portant tous trois Un mâle et puissant caractère ; Tous trois aimant la vie austère Qu'aimaient les sages d'autrefois.
Le fleuve, abandonnant Molière,
Vers toi, Poussin, court aujourd'hui, Puis rencontre, en sa pose altière, Corneille debout devant lui.
Il dit alors que pour son onde Rien d'assez grand ne reste au monde ; Et, dès que sa vue a quitté Tant de gloire et tant de génie, Etendant sa nappe infinie, Il se perd dans l'immensité !
Source : Gallica

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