X. Marmier, De la poésie finlandaise
“ Alors, dit le chantre du Kalewala, alors le sage Wæinemœinen, ayant purifié ses mains, s’assied sur un roc, au bord de l’onde argentée, pose la harpe sur ses genoux, la tient sous ses doigts, et s’écrie d’une voix élevée : Que celui qui n’a pas encore connu la douceur du chant, le charme de la mélodie, s’approche et écoute. Et il joue sans effort et il chante. Ses doigts courent sur les lianes et sur les cordes de la harpe ; le son harmonieux s’élève dans l’air, l’accent joyeux répond à l’accent joyeux. L’accord musical s’échappe des branches d’ivoire de la harpe, de ses cordes de crin. ”
