Résumé

Vagner Madame de Vannoz. [Notice par A.-P.-F. Guerrier de Dumast… (1851)

Jamais, quoique favorisée chez elle par le suffrage d'une mère et d'un frère, et par l'approbation d'un époux, jamais elle ne devint maîtresse d'apporter à la culture des lettres cette parfaite liberté de l'âme , cette plénitude de loisirs, de verve et d'indépendance., volupté suprême que sa jeunesse avait rêvée, mais qui, sous l'empire d'une conscience délicate, n'est guère le partage possible de l'homme, et moins encore de la femme.
Source : Gallica

Vagner Madame de Vannoz. [Notice par A.-P.-F. Guerrier de Dumast… (1851)

Ce qu'on observait de bonne heure en elle, ce n'était pas seulement une compréhension rapide, des traits heureux, des expressions originales , en un mot « l'esprit des Sivry : » c'était aussi l'instinct passionné du beau , et cette puissante faculté d'admirer, l'un des plus sûrs avant-coureurs de celle de produire. François de Neufchâteau lisait un jour devant elle
sa traduction de l'Ariosle : à la manière dont l'enfant écoutait la poésie , il vit bien qu'elle serait poète
Source : Gallica

Vagner Madame de Vannoz. [Notice par A.-P.-F. Guerrier de Dumast… (1851)

Le hasard avait déjà fait plusieurs années auparavant, que Madame de Vannoz se rencontrât avec Delille dans une même entreprise (celle de traduire en vers français le Paradis perdu)
Mais dès la première connaissance qu'elle eut de ce concours imprévu , elle renonça sans hésiter à poursuivre un travail dont bien des écrivains, à sa place, n'eussent pas ainsi fait l'abandon.
Il lui reste maintenant à rassembler ses poésies, ou demeurées en portefeuille ou disséminées dans des éditions partielles; car le public en est encore à désirer une collection de ses oeuvres (1) .
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature