Résumé

Portrait de Joseph Droz Joseph Droz Discours prononcés dans la séance publique tenue par l'Académie française… (1829)

La vie de M. Auger fut celle d'un honnête homme , et sa mort n'a point démenti sa vie.
Avant de toucher au moment suprême, il n'était plus lui. Les regrets qu'il inspire n'appellent point l'indulgence sur un genre de délit qui lui reste étranger. Ah! que l'opinion publique se soulève contre des actions criminelles que lui dénoncent la religion, la philosophie, et le désespoir des familles! Aucune situation ne rend un homme l'arbitre de sa vie : l'infortuné doit
se soumettre à ses misères, et le coupable n'a pas le droit de s'affranchir de ses remords.
Source : Gallica

Portrait de Joseph Droz Joseph Droz Discours prononcés dans la séance publique tenue par l'Académie française… (1829)

Il comprenait très-bien que la littérature doit suivre le mouvement des esprits et la révolution des mœurs; qu'imiter sans cesse une nature qui n'est plus, que modeler toujours son siècle sur les siècles passés, c'est immobiliser la pensée humaine, c'est vouloir arrêter le temps dans sa marche; mais il pensait, comme tous les esprits sages, que plus un peuple s'élève en raison, en lumières, plus on doit s'attacher à ne mettre
sons ses yeux que des imitations d'une nature choisie, et que les délicatesses du goût ne sont pas incompatibles avec les hardiesses de la création.
Source : Gallica

Portrait de Joseph Droz Joseph Droz Discours prononcés dans la séance publique tenue par l'Académie française… (1829)

Hélas! c'est lorsque le présent lui offre tant de charmes, l'avenir tant de douceur, qu'un sombre nuage s'épaissit sur ses yeux; l'étude, qui était pour lui un repos, n'est plus qu'une fatigue ; ses travaux sont sans plaisir, ses livres sans attraits; les soins empressés de la tendresse, les touchantes consolations de l'amitié pénètrent son ame, mais ne la guérissent point.
Source : Gallica

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