Société d'encouragement pour l’industrie nationale

Résumé

Société d'encouragement pour l’industrie nationale Bulletin de la Société d’encouragement pour l’industrie nationale

Que ne pouvons-nous, Messieurs, évoquer la grande ombre pour la faire assister un instant au spectacle si animé que présente cette partie de la France, où la population est la plus concentrée, et où règne partout l’aisance, où le père de famille voit sans crainte s’augmenter le nombre de ses enfants, où les bras manqueront bientôt au travail !
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Dès cette campagne, dans un rayon peu étendu autour de nous, plus de trente établissements soumettront directement à la fermentation le jus de la betterave pour suppléer à l’insuffisance de notre récolte de raisin. C’est là, j’aime à le répéter, un sujet de profonde méditation pour les hommes d’État et qui fait apercevoir qu’au milieu des plus grands désastres industriels et sociaux le génie de l’homme découvre des remèdes lorsqu’il a le bonheur de se développer sous un pouvoir qui met le travail en honneur.
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Si nous jetons un coup d’œil sur cette autre industrie que l’Empereur Napoléon Ier a voulu naturaliser en France, à la condition même d’interdire l’entrée des produits étrangers, la filature du coton, nous voyons que, quoique la chute de l’empereur, en 1815, eût occasionné la ruine des premiers importateurs des mull-jennys, de Richard Lenoir, de Lieven Bauwens, l’industrie cotonnière ne fut pas moins acquise à la France, où elle occupe actuellement 600,000 ouvriers, recevant annuellement 202 millions de salaires, et produisant pour 6 à 700 millions de marchandises.
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