Jacques Bainville,
Louis II de Bavière
(1900)
“ Richard Wagner, le « vieux magicien », lui avait laissé, comme un poison, la manie de théâtre dont parle Nietzsche. La vie de Louis ne fut plus qu’une longue représentation, une féerie machinée, une suite de drames montés et joués pour lui-même et dont l’unique spectateur devint le figurant et même, à la fin, le principal personnage et le héros. Désintéressé des vivants, le spectacle fut la seule occupation de son esprit. Se passant du monde, et n’ayant sans doute pas assez de richesse dans sa pensée pour se créer un monde à lui-même, il planta autour de sa vie des décors. ”
