Albéric Second,
Le roman de deux bourgeois
(1879)
“ Avec une parfaite indifférence, Mlle Joséphine demanda : — Pas même pour dîner ? — Pas si bête! je dînerai dehors. Désolé, si ça vous contrarie. — Moi? Et pourquoi donc serais-je contrariée? J'irai à Puteaux embrasser ma bonne vieille tante Saladin. - Embrassez le diable, si ça vous plaît. Puisse-t-il vous prendre à son service et vous y garder ! Il sortit en faisant claquer la porte. Rapide, bruyant et dévastateur comme un cyclone, il s'engouffra dans l'escalier. Heureusement, l'escalier était vide, circonstance providentielle qui évita sûrement des catastrophes. ”
