Henri Lechat, Sculptures de Rodin (1919)
“ L'atmosphère de l'œuvre n'est pas celle d'un fabliau plaisant. On ne croira pas, naturellement, que Rodin ait prétendu donner un sens neuf à la vieille légende ; c'est toujours d'une tentation de volupté qu'il s'agit, et le beau corps brûlant de la séductrice ne signifie pas autre chose que la menace imminente du péché de luxure. Mais il est vraiment remarquable que, dans un tel motif qui prête à rire ou du moins à sourire, Rodin ait donné au visage féminin cet air de gravité froide qui étonne, ces yeux et cette bouche qu'on sent clos à jamais, cet aspect de Sphinx glacé. ”
