Coupeau

Définition et enjeux

Portrait de Émile Zola Émile Zola,  L’Assommoir (1877)

“ N’importe, Coupeau se soûlait davantage, pour sa santé. Ses cheveux poivre et sel, en coup de vent, flambaient comme un brûlot. Sa face d’ivrogne, avec sa mâchoire de singe, se culottait, prenait des tons de vin bleu. Et il restait un enfant de la gaieté ; il bousculait sa femme, quand elle s’avisait de lui conter ses embarras. Est-ce que les hommes sont faits pour descendre dans ces embêtements ? ”
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Portrait de Émile Zola Émile Zola,  L’Assommoir (1877)

“ Puis, arrivé sur la hauteur, rue des Poissonniers, il avait tourné la tête, regardant Paris ; on bâclait tout de même là-bas de la fichue besogne, le peuple un jour pourrait se repentir de s’être croisé les bras. Mais Coupeau ricanait, appelait trop bêtes les ânes qui risquaient leur peau, à la seule fin de conserver leurs vingt-cinq francs aux sacrés fainéants de la Chambre. Le soir, les Coupeau invitèrent les Goujet à dîner. Au dessert, Cadet-Cassis et la Gueule-d’Or se posèrent chacun deux gros baisers sur les joues. ”
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Portrait de Émile Zola Émile Zola,  L’Assommoir (1877)

“ Et, comme les cuillers tapaient au fond des assiettes, Coupeau reparut, avec deux pots, un sous chaque bras, une giroflée et une balsamine. Toute la table battit des mains. Lui, galant, alla poser ses pots, l’un à droite, l’autre à gauche du verre de Gervaise ; puis, il se pencha, et, l’embrassant :
— Je t’avais oubliée, ma biche... Ça n’empêche pas, on s’aime tout de même, dans un jour comme le jour d’aujourd’hui.
— Il est très bien, monsieur Coupeau, ce soir, murmura Clémence à l’oreille de Boche. Il a tout ce qu’il lui faut, juste assez pour être aimable.
”
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