Gervaise Cousin

Définition et enjeux

Portrait de Émile Zola Émile Zola,  L’Assommoir (1877)

“ Le zingueur travaillait toujours à l'hôpital. Gervaise défendit d'aller le déranger. Quand il rentra, à sept heures, il la trouva couchée, bien enveloppée, très-pâle sur l'oreiller. L'enfant pleurait, emmaillotté dans un châle, aux pieds de la mère.
– Ah ! ma pauvre femme ! dit Coupeau en embrassant Gervaise.
”
Source : Gallica

Portrait de Émile Zola Émile Zola,  L’Assommoir

“ Lui, devait se marier. Du moins, sa mère avait trouvé une jeune fille très convenable, une dentellière comme elle, qu'elle désirait vivement lui voir épouser. Pour ne pas la chagriner, il disait oui, et la noce était même fixée aux premiers jours de septembre. L'argent de l'entrée en ménage dormait depuis longtemps à la Caisse d'épargne. Mais il hochait la tête quand Gervaise lui parlait de ce mariage, il murmurait de sa voix lente:
— Toutes les femmes ne sont pas comme vous, madame Coupeau. Si toutes les femmes étaient comme vous, on en épouserait dix.
”
Source : Gutenberg

Portrait de Émile Zola Émile Zola,  L’Assommoir (1877)

“ Mon Dieu ! s’étendre à son aise et ne plus se relever, penser qu’on a remisé ses outils pour toujours et qu’on fera la vache éternellement ! Voilà qui est bon, après s’être esquintée pendant vingt ans ! Et Gervaise, dans les crampes qui lui tordaient l’estomac, pensait malgré elle aux jours de fête, aux gueuletons et aux rigolades de sa vie. Une fois surtout, par un froid de chien, un jeudi de la mi-carême, elle avait joliment nocé. Elle était bien gentille, blonde et fraîche, en ce temps-là. Son lavoir, rue Neuve, l’avait nommée reine, malgré sa jambe. ”
Source : Wikisource

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