Mélanie Bourotte

Résumé

Mélanie Bourotte Le Sphinx au foyer

Ce soleil de la nuit qu’on appelle une étoile ?
— Le moindre diamant vaut bien plus à mes yeux
Qu’un astre au pâle disque allumé dans les cieux.
Palmyre, voulez-vous, au lever de l’aurore,
Cueillir les fraîches fleurs dont le mont se décore ?
— Non : je me lève tard, et quand j’ai bien dormi,
Je préfère un bifteck au lis épanoui.
— La nature, en un mot, ne me dit rien qui vaille,
Et j’en laisse le culte à qui chante ou rimaille.
— Palmyre, je vous plains !... Adieu, vous que j’aimais !
Mon cœur désenchanté se déprend pour jamais !
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Mélanie Bourotte Le Sphinx au foyer

Vous entendrez : « émire est pour l’étable faite. »
LXXIII
Les nouveaux mariés se boudent, l’air morose,
Le ton sec, le front soucieux ;
Et l’on dirait madame atteinte d’amaurose,
À la rougeur de ses grands yeux :
« Oh ! fait-elle en courroux, quel réveil d’un beau songe
D’une trop chère et douce erreur !
Non : votre cœur n’est pas à moi seule, ô mensonge !
Mais au club, au tabac... horreur !
— Je vous croyais, dit-il, simple, économe... ô honte !
L’affreux contraire seul est vrai ;
Il pleut, par votre fait, chez moi compte sur compte...
De payer je refuserai ! »
Source : Wikisource

Mélanie Bourotte Le Sphinx au foyer (1888)

Si vous gagnez ses bords en quelque steppe aride Encombré par la neige et battu par le vent, Naviguez d'un bras fort, d'un mouvement rapide.
En avant !
XLVI
A l'abri de ses murs, Segrais, Huet, Malherbe, Ont trouvé leur berceau, comme le. fit Choron ; Leur pied d'enfant battait le pavé frangé d'herbe Et d'avance leur gloire astiquait son clairon.
Il s'éveille aux éclats de la diane sonore, Avant que l'aube froide ait fait un mouvement ; Il bruisse, il s'agite, et se vante et s'honore D'avoir, en un clin d'œil, fait tout son « tremblement ! »
Source : Gallica

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