Macquart

Définition et enjeux

Portrait de Émile Zola Émile Zola,  La Fortune des Rougon (1871)

“ Elle vécut au jour le jour, comme une enfant, comme une bête caressante qui cède à ses instincts. Quand Macquart était en tournée, elle passait ses journées, oisive, songeuse, ne s’occupant de ses enfants que pour les embrasser et jouer avec eux. Puis, dès le retour de son amant, elle disparaissait.
Derrière la masure de Macquart, il y avait une petite cour qu’une muraille séparait du terrain des Fouque. Un matin, les voisins furent très-surpris en voyant cette muraille percée d’une porte, qui la veille au soir n’était pas là. En une heure, le faubourg entier défila aux fenêtres voisines.
”
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Portrait de Émile Zola Émile Zola,  La Fortune des Rougon (1871)

“ Macquart, en effet, se carrait en haut dans le cabinet du maire, assis dans son fauteuil, les coudes sur son bureau. Après le départ des insurgés, avec cette belle confiance d’un homme d’esprit grossier, tout à son idée fixe et tout à sa victoire, il s’était dit qu’il était le maître de Plassans et qu’il allait s’y conduire en triomphateur. Pour lui, cette bande de trois mille hommes qui venait de traverser la ville était une armée invincible, dont le voisinage suffirait pour tenir ses bourgeois humbles et dociles sous sa main. ”
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Portrait de Émile Zola Émile Zola,  La Fortune des Rougon (1871)

“ Quand les deux femmes avaient pris leur aiguille et se tuaient les yeux à lui raccommoder ses vieilles chemises, Macquart, assis sur le meilleur siége, se renversait voluptueusement, sirotant et fumant, en homme qui savoure sa fainéantise. C’était l’heure où le vieux coquin accusait les riches de boire la sueur du peuple. Il avait des emportements superbes contre ces messieurs de la ville neuve, qui vivaient dans la paresse et se faisaient entretenir par le pauvre monde. ”
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