Émile Zola,
La Fortune des Rougon
(1871)
“ Elle vécut au jour le jour, comme une enfant, comme une bête caressante qui cède à ses instincts. Quand Macquart était en tournée, elle passait ses journées, oisive, songeuse, ne s’occupant de ses enfants que pour les embrasser et jouer avec eux. Puis, dès le retour de son amant, elle disparaissait. Derrière la masure de Macquart, il y avait une petite cour qu’une muraille séparait du terrain des Fouque. Un matin, les voisins furent très-surpris en voyant cette muraille percée d’une porte, qui la veille au soir n’était pas là. En une heure, le faubourg entier défila aux fenêtres voisines. ”
