Gervaise Macquart

Définition et enjeux

Portrait de Émile Zola Émile Zola,  La Fortune des Rougon (1871)

“ Il est des hommes qui vivent d’une maîtresse. Antoine Macquart vivait ainsi de sa femme et de ses enfants, avec autant de honte et d’impudence. C’était sans la moindre vergogne qu’il pillait la maison et allait festoyer au dehors, quand la maison était vide. Et il prenait encore une attitude d’homme supérieur ; il ne revenait du café que pour railler amèrement la misère qui l’attendait au logis ; il trouvait le dîner détestable ; il déclarait que Gervaise était une sotte et que Jean ne serait jamais un homme. ”
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Portrait de Émile Zola Émile Zola,  La Fortune des Rougon (1871)

“ Jean allait se coucher, pour ne pas entendre les récriminations de son père. Il sympathisait peu avec Silvère ; la politique l’ennuyait, et il trouvait que son cousin était « toqué ». Lorsqu’il ne restait plus que les femmes, si par malheur elles causaient à voix basse, après avoir desservi la table :
— Ah ! les fainéantes ! criait Macquart. Est-ce qu’il n’y a rien à raccommoder ici ? Nous sommes tous en loques... Écoute, Gervaise, j’ai passé chez ta maîtresse, où j’en ai appris de belles. Tu es une coureuse et une propre à rien.
”
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Portrait de Émile Zola Émile Zola,  La Fortune des Rougon (1871)

“ Son infirmité était presque une grâce ; sa taille fléchissait doucement à chaque pas, dans une sorte de balancement cadencé.
Le fils des Macquart, Jean, naquit trois ans plus tard. Ce fut un fort gaillard, qui ne rappela en rien les maigreurs de Gervaise. Il tenait de sa mère, comme la fille aînée, sans avoir sa ressemblance physique. Il apportait, le premier, chez les Rougon-Macquart, un visage aux traits réguliers, et qui avait la froideur grasse d’une nature sérieuse et peu intelligente. Ce garçon grandit avec la volonté tenace de se créer un jour une position indépendante.
”
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