Émile Zola,
La Fortune des Rougon
(1871)
“ Il est des hommes qui vivent d’une maîtresse. Antoine Macquart vivait ainsi de sa femme et de ses enfants, avec autant de honte et d’impudence. C’était sans la moindre vergogne qu’il pillait la maison et allait festoyer au dehors, quand la maison était vide. Et il prenait encore une attitude d’homme supérieur ; il ne revenait du café que pour railler amèrement la misère qui l’attendait au logis ; il trouvait le dîner détestable ; il déclarait que Gervaise était une sotte et que Jean ne serait jamais un homme. ”
