Fernand Xau

Fernand Xau

Émile Zola (1880)

Résumé

Portrait de Fernand Xau Fernand Xau Émile Zola (1880)

Pris séparément, tous les types des Rougon-Macquart sont vrais et « humains » ! Qui de nous ne se souvient d'avoir heurté du coude Eugène Rougon, l'ambitieux inassouvi, Aristide Saccard, le spéculateur éhonté, le séraphique abbé Mouret et l'ivrogne Coupeau? Qui de nous, dans cette société où le vice s'étale et se cote au grand jour, peut ignorer qu'il y a, comme Gervaise, des misérables qui se vendent par besoin ou par désespoir et qu'il existe des drôlesses qui se livrent pour tenter d'apaiser une inextinguible soif de honte, de jouissance et d'argent?
Source : Gallica

Portrait de Fernand Xau Fernand Xau Émile Zola (1880)

Après un temps de repos, je dis à M. Zola : — Il ne me reste guère qu'une question à vous adresser; mais elle est grave, puisqu'elle a trait au naturalisme.
M. Zola m'interrompit : — Je ne suis en critique, fit-il, qu'un constatateur. J'appartiens à l'école de Taine et je me compare au botaniste qui classe dans son herbier les diverses plantes, en mettant en regard leurs vertus utiles ou leurs propriétés dangereuses. Je n'ai pas déterminé le courant du naturalisme, je l'ai suivi.
Le naturalime n'est pas un système.
Source : Gallica

Portrait de Fernand Xau Fernand Xau Émile Zola (1880)

En France, répondit M. Zola, on ne fait pas de critique. Je pourrais même dire qu'on n'en a jamais fait! Tous nos critiques ont des amitiés à ménager, sinon des intérêts à préserver. D'ailleurs le métier de critique est un casse-cou. Soyez franc, au bout de quelques jours vous n'aurez plus que des ennemis! Aussi, je trouve que les vieux sont trop compromis par leurs relations ; j'estime que ce sont les jeunes, qui n'ont point d'affections gênantes, qui devraient faire de la critique.
Source : Gallica

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