Résumé

Arno Holz Revue des Deux Mondes

Si l’on ne pouvait établir, pièces en mains, en quelque sorte, les origines précises de la nouvelle technique, par les œuvres de Holz, Hauptmann semblerait le chef de toute une génération d’artistes, et, dans cent ans, il apparaîtrait comme un génie créateur, qui, en frappant le sol du pied, en a fait jaillir un art nouveau... Pourquoi Ibsen donne-t-il l’impression d’être aujourd’hui tellement dépassé ? Il lui manque la technique nouvelle, qui, à elle seule, élève un drame à un tout autre niveau que celui des chefs-d’œuvre du passé.
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Arno Holz Revue des Deux Mondes

L’infortuné considère le naturalisme comme une « pensée féconde, » et s’y attache de toutes ses forces, au lieu de jouer avec ses procédés, afin de demeurer le favori d’une simple clique. Si un poète a rarement débuté de façon aussi pauvre et aussi piteuse que Hauptmann avec son Promethidenloos, aucun peut-être ne s’est révélé avec autant d’éclat et de gloire que Holz en son Livre du temps. Caractère énergique et ferme, luttant avec tout le feu d’un artiste-né en faveur de son idéal, il ne possède pas, en revanche, l’habileté froide et pratique de Hauptmann.
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Arno Holz Revue des Deux Mondes

C’est l’homme qui montre le mieux à la jeune littérature allemande la voie de l’originalité vraie et de l’influence morale qu’elle a besoin de retrouver. Qu’elle retourne à l’étude du peuple des campagnes, et des types provinciaux, si variés et si caractéristiques encore dans l’Allemagne contemporaine, où la centralisation, bien qu’en marche à pas de géant, n’a pas eu le temps d’accomplir son œuvre de nivellement et d’uniformité. Hauptmann a rencontré ses trois grands succès, les Tisserands, la Fourrure de Castor, et Hannele, dans la peinture du milieu silésien qui l’a vu grandir.
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