Abbé Mouret

Définition et enjeux

Portrait de Émile Zola Émile Zola,  La Faute de l’abbé Mouret

“ Quand l’horloge, avant de sonner l’heure, grinça, d’une voix arrachée, l’abbé Mouret eut un frisson. Il n’avait pas senti la fraîcheur de l’église lui tomber sur les épaules. Maintenant, il grelottait. Comme il se signait, un rapide souvenir traversa la stupeur de son réveil ; le claquement de ses dents lui rappelait les nuits passées sur le carreau de sa cellule, en face du Sacré-Cœur de Marie, le corps tout secoué de fièvre. Il se leva péniblement, mécontent de lui. D’ordinaire, il quittait l’autel, la chair sereine, avec la douceur du souffle de Marie sur le front. ”
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Portrait de Émile Zola Émile Zola,  La Faute de l’abbé Mouret

“ L'abbé Mouret ne put tenir davantage, dans la chaleur qui montait des portées. La vie, grouillant sous ce poil arraché du ventre des mères, avait un souffle fort, dont il sentait le trouble à ses tempes. Désirée, comme grisée peu à peu, s'égayait davantage, plus rose, plus carrée dans sa chair. ”
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Portrait de Émile Zola Émile Zola,  La Faute de l’abbé Mouret

“ Aux Artaud, l’abbé Mouret avait ainsi trouvé les ravissements du cloître, si ardemment souhaités jadis, à chacune de ses lectures de l’Imitation. Rien en lui n’avait encore combattu. Il était parfait, dès le premier agenouillement, sans lutte, sans secousse, comme foudroyé par la grâce, dans l’oubli absolu de sa chair. Extase de l’approche de Dieu que connaissent quelques jeunes prêtres ; heure bienheureuse où tout se tait, où les désirs ne sont qu’un immense besoin de pureté. ”
Source : Wikisource

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