Eugène Rougon

Définition et enjeux

Portrait de Émile Zola Émile Zola,  Son Excellence Eugène Rougon (1876)

“ Le pays tremblait, dans la terreur qui sortait, comme une fumée d’orage, du cabinet de velours vert, où Rougon riait tout seul, en s’étirant les bras.
Jamais le grand homme n’avait goûté de pareils contentements. Il se portait bien, il engraissait ; la santé lui était revenue avec le pouvoir. Quand il marchait, il enfonçait son tapis à coups de talon, pour qu’on entendît la lourdeur de son pas aux quatre coins de la France.
”
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Portrait de Émile Zola Émile Zola,  Son Excellence Eugène Rougon (1876)

“ Des députés se tournèrent, avec des sourires. Rougon se décida à donner un regard à la belle Clorinde. Alors, pendant qu’il lui adressait un imperceptible signe de tête, elle, toute triomphante, battit des mains, se renversa en riant, en parlant haut à sa mère, sans se soucier le moins du monde de tous ces hommes, en bas, qui la dévisageaient.
Rougon, lentement, avant de laisser retomber ses paupières, avait fait le tour des tribunes, où son large regard enveloppa à la fois madame Bouchard, le colonel Jobelin, madame Correur et les Charbonnel. Son visage demeura muet.
”
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Portrait de Émile Zola Émile Zola,  Son Excellence Eugène Rougon (1876)

“ Un jeudi, il ne vint personne. Rougon passa la soirée seul, à se promener dans la vaste pièce, les mains derrière le dos, la tête basse. Il sentait pour la première fois la force du lien qui l’attachait à sa bande. Des haussements d’épaules disaient son mépris, quand il songeait à la bêtise des Charbonnel, à la rage envieuse de Du Poizat, aux douceurs louches de madame Correur. Pourtant ces familiers, qu’il tenait en une si médiocre estime, il avait le besoin de les voir, de régner sur eux ; un besoin de maître jaloux, pleurant en secret des moindres infidélités. ”
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