Résumé

Portrait de Gaston Paris Gaston Paris Le petit Poucet et la Grande Ourse

Le trait capital des contes divers qui nous occupent, bien que dans plusieurs d’entre eux il soit effacé et presque perdu au milieu des autres, c’est celui-ci : Poucet conduit un attelage (soit un char, soit une charrue) en se plaçant dans l’oreille d’une des bêtes qui le composent (soit bœuf, soit cheval) . C’est là à mon avis le fond primitif de son histoire ; c’est là le trait qui se retrouve chez tous les peuples, tandis que les autres histoires qui lui sont attribuées, créées par la fantaisie une fois éveillée sur cet amusant petit être, diffèrent d’ordinaire chez les peuples différents.
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Des contes que nous avons regardés jusqu’ici, trois seuls nous l’offrent, le conte grec, le conte esclavon et le conte allemand. Dans le grec, Moitié de pois est avalé par un des bœufs de son père ; on tue le bœuf, on en jette les boyaux ; le renard passe et avale les boyaux avec Moitié de pois ; mais celui-ci lui rend la vie dure. Dès que le renard s’approche d’une maison, l’hôte qu’il porte dans son ventre crie à tue-tête : « Gare à vous les gens, le renard veut manger vos poules. » Le renard, qui meurt de faim, prend conseil du loup pour faire taire cette voix importune.
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Le Poucet norvégien (Tommeliden) a perdu presque toute son histoire : comme son voisin le danois, il est long comme le pouce et veut épouser une très-grande princesse ; la seule trace du récit primitif qui se trouve dans ses aventures assez insignifiantes, c’est que dans le voyage qu’il fait avec sa mère pour aller voir sa belle, il se cache successivement dans la crinière, dans l’oreille et dans les naseaux du cheval qui les porte.
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