Marcel Nadaud

Résumé

Marcel Nadaud Mam'zelle Monoplan (1920)

André n'est plus le même. Un autre homme renaît en lui. Déjà le souffle des larges horizons le fouaillle et le réveille ; la bonne fée de l'Aviation l'a touché de son aile. Il entrevoit dans les combats de demain la revanche du soldat viril sur l'enfant peureux et lâche comme le sont tous les tendres ; la rédemption par le danger, près de la mort dont le voisinage constant vous oblige à mieux vivre, à considérer dans la vie autre chose que le banal assouvissement de vos passions et de vos instincts.
Partir, partir tout de suite, fuyant Castelbon et Ziska, la Justice et le Crime.
Source : Gallica

Marcel Nadaud Mam'zelle Monoplan (1920)

Et Boule-de-Gomme, déjà ragaillardi, va rassembler ses hardes.
Le général reste pensif ; comme Bamboula, il respire l'atmosphère spéciale de cette fin de juillet 14. Comme le policier, il est frappé des précautions prises, mais ses yeux regardent plus loin que les disques qui gesticulent, plus loin que les voies où les locomotives se faufilent dans la nuit ; ils cherchent la ligne imperceptible où l'ombre de la terre se confond avec celle, plus claire, du ciel, vers l'Alsace, vers la prisonnière depuis quarante-quatre ans. Il secoue sa rêverie en Voyant André et Ginette venir à lui.
Source : Gallica

Marcel Nadaud Mam'zelle Monoplan (1920)

A Belfort, André avait failli perdre son honneur, mais Ginette, le sachant innocent, lui aurait conservé son amour. Aujourd'hui l'honneur n'est plus en cause, mais il peut perdre pour toujours son amour, car il a blessé sa fiancée dans sa fierté, dans ses sentiments les plus intimes et les plus sacrés. Il a une soudaine révolte ; le charme pervers qui le dominait se dissipe ; le bandeau qui couvrait ses yeux tombe. Il se redresse ; son beau masque énergique s'anime. Il cherche des yeux Castelbon.
Au même moment la danse de Ziska s'achève, suivie d'une folle ovation
Source : Gallica

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