Jeanne Marais,
La Nièce de l’oncle Sam
“ Teddy reprit avec intérêt : — Alors, qu’avez-vous ?... Vous regardez triste. Laurence esquissa un sourire. Touchée, elle fut encline à se livrer. Candide, — comme toute femme, en face d’un uniforme vert-de-gris, sans galon, sans fantaisie, sans fraîcheur, un peu fatigué aux coutures, — elle ne soupçonnait point la situation sociale de son partenaire. Pour elle, c’était le « soldat américain » ; un soldat n’est jamais riche, aux yeux d’une dame. Et, toute confiante, Laurence lui conta ses peines comme à un gentil camarade hors d’état de pouvoir l’aider matériellement. ”
