Michel Dorlys

Résumé

Michel Dorlys Quand on a des ailes (1937)

Dolly, sans bruit, avait demandé à Mrs. Cornwell de changer de place pour être à côté de Bernadette. Elle se hissa alors jusqu'à l'oreille de celle-ci pour lui confier tout bas :
— Mon père m'avait battue, j'avais le cœur gros !
En face, Sparklet ne causait plus avec ses voisins, il observait ses enfants d'un air inquiet.
— Cette petite vous importune, Madam, jeta-t-il tout à coup. Dolly, reprenez votre place tout de suite.
— Oh ! Monsieur, laissez-la auprès de moi, elle ne m'importune pas du tout, elle m'amuse, au contraire; je suis habituée aux enfants et je les aime beaucoup.
Source : Gallica

Michel Dorlys Quand on a des ailes (1937)

Cornwell se pencha pour lui dire :
— C'est Patterson, ou, si vous préférez, Pat, le détective chargé de veiller sur les enfants.
« Evidemment, pensa Bernadette, Hardley doit le connaître. Pourquoi est-il à Hollywood? Sans doute pour filer quelqu'un. Qui?... Peut-être ce Levantin aux yeux fendus en amande et aux allures louches qui est assis au bout de la table, ou bien ce Chinois à lunettes qui ne me revient guère ; du reste, cela m'est égal et ne me regarde point. »
Source : Gallica

Michel Dorlys Quand on a des ailes (1937)

Nous pourrons y aller bientôt ?
— Dès que l'auto sera réparée, promit Pierre, nous partirons.
Dolly battit des mains; elle avait retrouvé son joli sourire de grande vedette que Sparklet, depuis quelque temps, ne pouvait plus rappeler sur ses lèvres.
Harry, lui, fit claquer ses doigts.
— Veine!... Veine!... criait-il en même temps. On va être comme les autres, maintenant, avoir des parents !
Les cornes du foulard de Victoria s'agitaient joyeusement, et des larmes coulaient sur ses vieilles joues parcheminées. Seul, Nioto était triste. Il enviait le sort de ses amis.
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature