Pierre Frondaie, Ce que Bodley m'a raconté... : roman (1941)
“ « Il me boude, » pensa l'Anglais. Il se trompait : la bouderie est superflue envers les morts. Sam se bornait à ne pas jeter la moindre larme d'eau bénite sur la tombe de son « poulain ». Mais que parlons-nous ici d'eau bénite, de tombe, de larmes et de mort? Pour Sosso, Gatwick sans contrat n'était pas même feu Gatwick. Il n'était rien, moins que son ombre, moins que quelqu'un qui n'était plus : quelqu'un qui n'avait pas été! Si Gloria consentait encore à admettre son existence, c'est qu'il restait maître d'exaucer certaine requête inattendue qu'elle lui coulait à l'oreille. ”
