Michel Dorlys

Élements biographiques

Michel Dorlys Forêt perfide et mer douce (1939)

Ce qualificatif dont son oncle coiffait son domestique favori surprit le jeune Landais.
— Il a été bien malade après son aventure, raconta-t-il; nous avons craint pour sa vie.
— Je sais, je sais ! grogna Emilio. Dommage que le diable ne l'ait pas emporté !
Et il ponctua cette phrase d'un horrible juron. « Décidément, ce n'est pas l'heure des confidences », pensa René.
La voix de Zozo, qui criait à tue-tête : « Cet imbécile de Claudio! Cet imbécile de Claudio», l'ancra dans sa décision.
Oui, le moment n'était pas choisi pour révéler à son oncle le passé louche de son valet de chambre.
Source : Gallica

Michel Dorlys Quand on a des ailes (1937)

Dolly, sans bruit, avait demandé à Mrs. Cornwell de changer de place pour être à côté de Bernadette. Elle se hissa alors jusqu'à l'oreille de celle-ci pour lui confier tout bas :
— Mon père m'avait battue, j'avais le cœur gros !
En face, Sparklet ne causait plus avec ses voisins, il observait ses enfants d'un air inquiet.
— Cette petite vous importune, Madam, jeta-t-il tout à coup. Dolly, reprenez votre place tout de suite.
— Oh ! Monsieur, laissez-la auprès de moi, elle ne m'importune pas du tout, elle m'amuse, au contraire; je suis habituée aux enfants et je les aime beaucoup.
Source : Gallica

Michel Dorlys Mission secrète (1938)

Malheureux ! cria Richard, qu'avez-vous fait ! Il ne faut jamais s'attaquer aux totems.
Jacques se retourna; une vingtaine de sauvages, vêtus simplement d'un pagne en feuilles de pandamus et de colliers de corail, des plumes sur la tête, les cheveux en broussaille, une lance à la main, l'entouraient déjà; d'autres s'étaient attaqués à son père, qui se défendait avec une énergie désespérée; d'autres encore pillaient l'auto, et l'un d'eux faisait même tournoyer, comme trophée de guerre, la mallette bleue.
Source : Gallica

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