Michel Dorlys

Résumé

Michel Dorlys Forêt perfide et mer douce (1939)

Ce qualificatif dont son oncle coiffait son domestique favori surprit le jeune Landais.
— Il a été bien malade après son aventure, raconta-t-il; nous avons craint pour sa vie.
— Je sais, je sais ! grogna Emilio. Dommage que le diable ne l'ait pas emporté !
Et il ponctua cette phrase d'un horrible juron. « Décidément, ce n'est pas l'heure des confidences », pensa René.
La voix de Zozo, qui criait à tue-tête : « Cet imbécile de Claudio! Cet imbécile de Claudio», l'ancra dans sa décision.
Oui, le moment n'était pas choisi pour révéler à son oncle le passé louche de son valet de chambre.
Source : Gallica

Michel Dorlys Forêt perfide et mer douce (1939)

Il semblait qu'en lui la lumière se faisait.
Paulino ! balbutia-t-il, mon brave Paulino ! Puis regardant ses habits déchirés, il ajouta : — Prépare un costume blanc... Il me semble que c'est fête aujourd'hui.
— Mais oui, appuya Paulino, c'est fête, puisque le maître va revenir à Santa-Emilia.
— Santa-Emilia ? Ah ! oui, je me rappelle, ma maison !... Il me semble que je sors d'un mauvais rêve!... Je dormais peut-être, et maintenant, je me réveille,... mais où suis-je?...
De nouveau, il passa la main sur son front; une
sorte de faiblesse le prenait.
Source : Gallica

Michel Dorlys Forêt perfide et mer douce (1939)

En grand conseil et cartes en main, René, Janouet et aussi Paulino décidèrent d'emprunter le Sao-Luiz pour remonter l'Amazone jusqu'à Codayas. Là, on débarquerait et l'on prendrait des pirogues pour pénétrer dans la forêt et gagner par un enchevêtrement de rivières et de lacs les rives du Japura où les dernières paroles de Claudio donnaient à penser que se trouvait le captif. Certes, l'entreprise serait ardue; le pays était sauvage, ses habitants encore peu civilisés. Il faudrait lutter à la fois contre les forces de la nature et la malice des hommes.
Source : Gallica

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