Jean Mauclère

Résumé

Jean Mauclère Monique et Marie-Louise (1929)

Monsieur Le Chatenois... mais vous n'êtes plus avec nous !
Marietta se penchait vers lui, amusée, souriante, délicieuse, avec ses yeux noirs caressants, son yisage à l'ovale si pur
qu'elle eût semblé une Vierge florentine des vieux maîtres, sans l'ébouriffement de ses cheveux courts si joliment ondés.
— Pardonnez-moi, Mademoiselle, répondit Armand, confus de s'être fait prendre en flagrant délit d'inattention ; je suis sous le coup de tant d'émotions diverses : mon arrivée, la mort tragique de mon ami, tous mes projets bouleversés... puis votre si aimable accueil...
Source : Gallica

Jean Mauclère Monique et Marie-Louise (1929)

Des parfums et des sons de cloches flottaient dans l'air, les papillons se posaient au bord des corolles, les oiseaux chantaient au bord des nids. La nature entière semblait se mettre à l'unisson de la joie qui emplissait le cœur de Monique et celui d'Armand.
La bande joyeuse des jeunes fils du Dr Saunier se répandait en gais propos. Un peu à l'écart, Marie-Louise et René faisaient des projets, à l'ombre d'un chêne centenaire. Fiancés de la
veille, ils considéraient sans faiblir le prochain départ de René pour l'Argentine.
Source : Gallica

Jean Mauclère Monique et Marie-Louise (1929)

Mais à mesure que la vie s'organisait autour du jeune homme, le souvenir de sa fiancée reprenait ses droits. Comme il l'avait aimée, Monique, comme il l'aimait encore ! Et quelle tendresse douloureuse c'était là ! n'avoir de pensées que pour une femme unique, être prêt à lui consacrer tout son dévouement, rêver de lui faire, par ses soins, une vie douce et heureuse, et se voir tout à coup préférer un autre... et pourquoi ?... pourquoi ?
Le cœur déchiré, la tête en feu, Armand parcourait à grands pas son hangar.
Source : Gallica

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