Jean Mauclère

Résumé

Jean Mauclère,  L'enfant au miroir (1946)

“ Un soir, le maître demanda à Irène, sous le cèdre qu'enveloppait la paix bleue irradiant de la campagne assoupie aux pieds des Pyrénées :
— Et toi, petite, qui sembles si bien douée, tu n'as jamais eu envie de tripoter la glaise, comme tout le monde ?
— Ce « comme tout le monde » vous plaît à dire, maître ! moi, je m'en sens bien incapable, et n'en ai jamais eu nulle envie.
— C'est étonnant ! n'as-tu donc aucun goût pour les arts ?
— A la maison, j'avais un violon... je le retrouverai avec plaisir, quand je quitterai les Palombes.
”
Source : Gallica

Jean Mauclère,  L'enfant au miroir (1946)

“ Elle sait bien que sa petite sœur n'est pas un garçon, comme Tistou et Jacoulet !
Jacoulet ! Tistou! les noms naïfs, fleurant la terre de Gascogne, rendirent la mémoire à Irène. Elle se rappela, à propos de ses « frères » deux ou trois anecdotes que lui avait confiées Julie dans le char à bœufs, le jour de son arrivée, et la jeune fille, tout en posant, les répéta à son tour, de façon si gaie, si pleine de verve, qu'elle amena un sourire sur les lèvres de l'artiste, ce que l'on n'avait pas vu aux Palombes depuis des années.
”
Source : Gallica

Jean Mauclère,  L'enfant au miroir (1946)

“ Tournant le dos, suivant son habitude, à l'allée reliant les Palombes à la route, Pascal Forestier, ce matin-là, remuait de vagues rancœurs en regardant, au loin, un de ses métayers qui guidait son char à boeufs le long d'un sentier bordant un champ de maïs. Les puissants animaux blonds faisaient, comme on dit, bien dans le paysage, et l'artiste leur en savait gré. ”
Source : Gallica

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