Joseph-Marc-Octave-Antoine Lebel,
Fierté de race
“ Une contorsion atroce se joua sur les traits de sa figure. Tout son être trembla violemment, comme un vieux chêne que secoue le vent d’orage et dont la cime penche vers l’écroulement fatal. Le docteur ne tomba cependant pas mais il recula jusqu’à ce que ses mains touchassent la porte qu’il ouvrit lentement, fébrilement. Que s’était-il donc passé ? Presque rien ! Lucienne avait simplement fermé les yeux, un sourire angélique s’était dessiné sur ses lèvres d’enfant, et ces lèvres avaient murmuré un nom avec toute l’ardeur, tout l’amour, toute la ferveur d’une âme qui aime jusqu’à l’ivresse. ”
