Marcel Nadaud, Chignole au paradis (1923)
“ Il lui semble que, contrairement à l'esprit de la religion et de la loi, la mort n'a pas rompu le lien mystérieux qui l'unit à Chignole, noué par la jeunesse et l'amour. Remariée, compagne d'un autre homme, sa pensée restera prisonnière du premier et son honnêteté se révolte devant la perspective d'une inévitable duplicité. Elle envie celles qui ont l'heureux privilège de subir sans discuter, dont l'âme simple suit le courant, au lieu de tenter de remonter à sa source, qui, soumises aux choses comme aux hommes, renonçant à toute initiative, n'assument aucune responsabilité. ”
