Marguerite-Marie Sipière Du Bourg de Bozas

Élements biographiques

Marguerite-Marie Sipière Du Bourg de Bozas Mon tour du monde : les Indes, la Chine… (1902)

De nombreux shikaris ont été enrôlés; ce sont des chasseurs professionnels dont le courage est extraordinaire ; on les voit traquer les fauves avec, pour toute arme, un bâton à la main!
Pour trouver les traces du tigre qu'on nous a signalé, les shikaris franchissent des fourrés d'épines, courent à travers des broussailles où rampent des reptiles et se lancent à l'eau délibérément!
Je suis les péripéties de cette battue avec anxiété du haut de mon éléphant. Lentement, nous avançons à travers la jungle, quand tout à coup nos éléphants
s'arrêtent en donnant les signes d'une vive inquiétude.
Source : Gallica

Marguerite-Marie Sipière Du Bourg de Bozas Mon tour du monde : les Indes, la Chine… (1902)

L'histoire des États-Unis elle-même n'offre rien de semblable. Le Japon s'est métamorphosé brusquement : aucune préparation, aucune transition, il semble qu'un magicien ait, d'un coup de baguette, jeté bas l'édifice des traditions du pays des monsmés et des samouraïs, pour faire jaillir à sa place une société qui pense et agit comme en Europe.
Naguère encore, les Japonais considéraient la Chine comme le pays des merveilles. Les Célestes leur avaient d'ailleurs inculqué toutes leurs connaissances : littérature, science, métallurgie, art monétaire, lois, usages, ils devaient tout aux Chinois.
Source : Gallica

Marguerite-Marie Sipière Du Bourg de Bozas Mon tour du monde : les Indes, la Chine… (1902)

En bifurquant à gauche, on arrive sur une hauteur d'où l'on découvre une belle vue sur la campagne environnante. Sur cette éminence, s'élève le palais du maharajah de Johore : ce palais ne nous rappelle en rien les somptueuses demeures des princes hindous; ici le souci d'art ne se manifeste aucunement, ni dans l'ensemble, ni dans les détails. Par un grand escalier de marbre, nous arrivons au salon de réception, orné de draperies et de broderies japonaises. Il faut avouer que les Orientaux nous égalent, s'ils ne nous surpassent, dans l'art de tisser les étoffes de luxe.
Source : Gallica

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