Résumé

Portrait de Hans Christian Andersen Hans Christian Andersen Contes d'Andersen. Nouvellement traduits du danois par Wally-Amic Guégan… (1920)

Voici venir le froid hiver, dit l'hirondelle, je m'envole vers les pays chauds; veux-tu m'accompagner ? Tu peux t'asseoir sur mon dos et t'y attacher par ta ceinture ; et nous nous en irons bien loin de la vilaine taupe et de sa demeure obscure, bien loin par-dessus les montagnes, vers les pays chauds où le soleil luit plus chaudement qu'ici, où le soleil est éternel et les fleurs éternellement fleuries ! Viens donc avec moi, douce petite Poucette, toi qui m'as sauvé la vie lorsque j'étais étendue glacée dans le sein de la terre.
Source : Gallica

Portrait de Hans Christian Andersen Hans Christian Andersen Contes d'Andersen. Nouvellement traduits du danois par Wally-Amic Guégan… (1920)

Aussitôt
que la lumière était apportée dans la chambre, l'ombre s'allongeait sur tout le mur, et même en haut sur le plafond : elle s'allongeait ainsi pour reprendre ses forces.
Le savant de son côté sortait sur le balcon pour s'y étendre lui aussi; et dès que les étoiles brillaient dans le ciel clair, il sentait une nouvelle vie le pénétrer de toutes parts. A tous les balcons de la rue — et dans les pays chauds chaque fenêtre a un balcon — des habitants se montraient, avides de respirer l'air frais; car il faut de l'air, fût-on de couleur acajou. En haut, en bas tout s'animait.
Source : Gallica

Portrait de Hans Christian Andersen Hans Christian Andersen Contes d'Andersen. Nouvellement traduits du danois par Wally-Amic Guégan… (1920)

Le vieillard entra dans la pièce voisine pour y chercher des confitures, des pommes, des noix : pour un petit garçon, en vérité, ce n'était pas si mal d'être là-haut dans la vieille maison.
— Je ne pourrai pas supporter cette vie, commença tout-à-coup le soldat de plomb, debout sur la commode. Ici règne une telle solitude, une telle tristesse. Non ! quand on a l'habitude de vivre en famille, on ne peut absolument pas se faire au silence lugubre de cette maison. Je ne pourrai pas supporter cette vie-là ! Les journées passent si lentement et les nuits plus lentement encore!
Source : Gallica

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