Paulin Vial Les Premières années de la Cochinchine… (1874)

Pour porter un jugement sain, on doit se rappeler qu'on était naguère en pleine conquête et que l'incertitude qui a plané sur les destinées de cette colonie, a duré plus d'une année. Ces dangers sont aujourd'hui écartés; trois nouvelles provinces ont complété notre territoire, et la confiance en l'avenir n'a jamais été aussi grande parmi les colons, les fonctionnaires et le corps expéditionnaire. Les Annamites eux-mêmes, qui ont été pleins d'inquiétude sur leur sort pendant tout ce temps, se mettent à l'oeuvre; ils sentent en effet qu'ils sont les plus intéressés au progrès du pays.
Source : Gallica

Paulin Vial L'Annam et le Tonkin (1885)

Pendant ces tâtonnements forcément infructueux, les populations du Tonkin et de l'Annam, désolées par les maux de la guerre, ne pouvaient que s'appauvrir et maudire notre intervention.
Ce ne sera pas en imitant le protectorat imposé à la Tunisie que l'on pourra sortir du désordre indescriptible où l'on a plongé ces malheureuses contrées. Les Annamites n'ont ni les moeurs, ni les lois, ni l'organisation des Arabes. Il leur faut des institutions appropriées à leur caractère et à leurs besoins. Ils ne sont pas, comme les tribus du nord de l'Afrique, soumis à des chefs héréditaires.
Source : Gallica

Paulin Vial Les Premières années de la Cochinchine… (1874)

Comment ne se sentirait-on pas grandir, quand on participe à une si vaste entreprise, menée à bien avec des moyens aussi modestes ? Quelle succession d'événements et de faits dans ce court espace de temps et dans quel étrange pays se passent-ils pour un Européen ! N'est-ce pas un cadre convenable pour un drame si saisissant, toujours plein d'intérêt, où le gracieux coudoie le terrible, et où se trouvent mêlées des races aussi diverses que leurs couleurs, des Français, des Annamites, des Chinois, des Cambogiens, des Siamois, etc.. et même un instant des Espagnols avec leurs tagals de Manille !
Source : Gallica

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