Jules Verne,
Le Chancellor
(1883)
“ André ! prends garde ! — Un vil esclave, oser me coudoyer ! — C'est un fou ! c'est le Sambo ! » Le Sambo continua de fixer des yeux le métis qu'il avait heurté avec intention. Celui-ci, dont la colère débordait, saisit un poignard passé à sa ceinture, et il allait se précipiter sur son agresseur, quand un cri guttural, semblable à celui du linot du Pérou, retentit au millieu du tumulte des promeneurs. Le Sambo disparut. « Brutal et lâche ! s'écria André Certa. — Contiens-toi, fit doucement Millaflores, et quittons la Plaza-Mayor. Les Liméniennes sont trop hautaines ici ! » ”
