Résumé

Emmanuel Poulle Alger et le Conseil général ["sic"… (1838)

La conservation de la conquête est devenue une nécessité pour la France. L'intérêt politique , la dignité du pays, nous commandent aujourd'hui la possession du nord de l'Afrique. Si nous abandonnions la régence, une autre puissance européenne viendrait peut-être s'en emparer. Nous ne serons jamais condamnés à voir flotter sur les murs d'Alger, un autre drapeau que le drapeau français.
On rencontre dans la vie des peuples, des événements qu'il ne faut point juger et apprécier d'après des calculs purement financiers. La question politique domine souvent la question d'argent.
Source : Gallica

Emmanuel Poulle Alger et le Conseil général ["sic"… (1838)

Une nation qui possède sur son sol des produits aux quels elle ne peut que difficilement trouver des débouchés, agirait sans discernement si elle s'imposait des sacrifices pour obtenir les mêmes produits dans ses colonies.
En règle générale, un Gouvernement ne doit encourager dans les colonies que les produits qui ne prospèrent pas sur le sol de la métropole et qui peuvent être l'objet d'un échange au lieu de créer une concurrence.
Source : Gallica

Emmanuel Poulle Alger et le Conseil général ["sic"… (1838)

L'Amérique est couverte de forêts d'une immense étendue. Le bois est le premier et le plus puissant moyen de colonisation. Des fleuves , des rivières, des cours d'eau , servent partout à féconder le sol et à établir de rapides communications. Une population de quatre ou cinq cent mille Indiens sauvages, vivant du produit de la chasse , était répandue sur le vaste sol de l'Amérique. Les colons n'avaient qu'à se présenter pour refouler ce peuple chasseur que cachaient et que protégeaient quinze Cents lieues de forêts.
Dans la Régence, il n'y a ni bois ni grands fleuves.
Source : Gallica

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