Résumé

Emmanuel Poulle Considérations générales sur la régence d'Alger (1840)

Si chaque gouverneur général continuait à avoir son système particulier, si les énormes sacrifices que fait le pays en hommes et en argent n'étaient nullement en rapport avec les résultats obtenus, si le Gouvernement agissait sans avoir de but fixe et déterminé, il serait à craindre que la France ne perdit peu à peu, sur la conquête de 1830, l'enthousiasme dont elle était animée ; enthousiasme qui s'est encore accru lorsque l'armée française s'est emparée de la ville de Constantine, à la possession de laquelle les Romains avaient toujours attaché la plus haute importance.
Source : Gallica

Emmanuel Poulle Considérations générales sur la régence d'Alger (1840)

La culture de la vigne est certainement une des meilleures entreprises que l'on puisse faire dans la nouvelle colonie que nous voulons former.
Les voyageurs qui ont pu s'assurer, par leur propre expérience, de la force et de la richesse des vins indigènes, s'accordent à les mettre sur la même ligne que les vins du Portugal, de l'Espagne et de la Provence.
Tout est gigantesque dans la vigne de l'Algérie. Elle produit des ceps de sept à huit pouces de circonférence, et ils portent des grappes si énormes qu'elles écrasent de leur poids les faibles balances de nos marchands d'Europe.
Source : Gallica

Emmanuel Poulle Considérations générales sur la régence d'Alger (1840)

La question politique domine souvent la question d'argent. C'est au profit de l'avenir que le temps présent est grevé. L'intérêt du moment s'efface et disparaît, lorsqu'une nation s'impose des sacrifices pour étendre et pour faire respecter sa puissance.
La conservation de la conquête est devenue une nécessité pour la France. L'intérêt politique, la dignité du pays, nous commandent aujourd'hui la possession du nord de l'Afrique. Si nous abandonnions la Régence, une autre Puissance viendrait peut-être s'en emparer.
Source : Gallica

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