Résumé

Sur la Colonie d'Alger ; par un ancien fonctionnaire de l'empire (1837)

Un bey de Constantine n'est que le vassal d'un autre vassal; s'il agit seul, sans subsides et sans secours étrangers, en traitant avec lui de puissance à puissance, et comme avec un ennemi redoutable, c'est bien de l'honneur lui faire : si, au contraire, il n'est que le prête-nom d'une politique étrangère, d'autant plus dangereuse qu'elle agit dans l'ombre, alors l'expédition de Constantine est une question européenne qui, venant à se compliquer avec d'autres questions, peut devenir des plus graves dans ses conséquences.
Source : Gallica

Sur la Colonie d'Alger ; par un ancien fonctionnaire de l'empire (1837)

Il ne faut pas longtemps pour changer les lois d'un peuple ; il a souvent fallu un siècle pour en changer les moeurs : et comme les moeurs ne sont que les lois domestiques non écrites, il est sage de préparer des barbares à recevoir la loi non écrite et la loi écrite, par des institutions et des modèles. A quoi serviront nos lois, si nous n'imposons pas nos moeurs? Si les lois d'un pays ne doivent être que l'expression de ses moeurs, vouloir donner les nôtres à des Africains sans les avoir préparés à les recevoir, c'est poser un habit à la française sur le dos d'un sauvage.
Source : Gallica

Sur la Colonie d'Alger ; par un ancien fonctionnaire de l'empire (1837)

Si nous écartons de ce plan ce qui, dans aucun cas, ne peut entrer en harmonie avec notre législation, nous voyons des institutions, une société assise, indépendante d'une politique mobile, défendue contre les surprises de ces peuplades faibles et cruelles, qui prodiguent à la fois leur haine et leur amour, offrent leur alliance en commettant l'assassinat, et avec lesquelles il n'est pas possible d'espérer rien de stable, tant que des institutions fermement établies n'ont pas offert à leurs yeux ces grands traits civilisateurs qui font passer l'homme sauvage de l'instinct au raisonnement.
Source : Gallica

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