Pierre-Arsène Laurent

Élements biographiques

Pierre-Arsène Laurent Des stipulations pour autrui, en droit romain et en droit français… (1881)

Qu'est-ce, en effet, que stipuler pour autrui? C'est faire un contrat au profit d'une personne déterminée et au moyen duquel on veut lui acquérir une action en justice; car le stipulant n'a pas eu la prétention absurde de créer à son profit un droit au moyen de cette stipulation. Par conséquent, si le contractant n'a pas voulu faire ses propres affaires, il a évidemment voulu faire celles du tiers pour lequel il agissait. Or, la gestion d'affaires dans notre Code, comme elle l'était en droit romain, est valable, et les contrats qui en sont une exécution donnent lieu à une action en justice.
Source : Gallica

Pierre-Arsène Laurent Des stipulations pour autrui, en droit romain et en droit français… (1881)

Quant à vouloir expliquer le mandat par les principes qui servent à valider quelquefois la stipulation pour autrui, c'est, selon moi, une idée fausse. Si la théorie était vraie, il s'ensuivrait que les actes accomplis par le mandataire seraient ou non valables suivant qu'il était ou non, d'après son mandat, pécuniairement obligé de les faire. Si un mandataire général a fait certains actes utiles à son mandant, mais qu'il n'était pas tenu de faire sous peine de manquer à l'exécution de son obligation, ces actes seront nuls : l'intérêt pécuniaire, principe de leur validité, fera défaut.
Source : Gallica

Pierre-Arsène Laurent Des stipulations pour autrui, en droit romain et en droit français… (1881)

Pothier ne valide la stipulation pour autrui que si elle constitue entre le stipulant et le tiers un véritable quasi-contrat de gestion d'affaires. Mais quand en sera-t-il ainsi? Pothier ne le dit pas et la question reste entière.
Laissons donc de côté l'autorité historique qui me serait plutôt favorable, et examinons en elle-même la théorie de nos adversaires. Peut-on dire d'une manière absolue que chaque fois qu'on stipule pour un individu, il se forme entre cet individu et le contractant un quasi-contrat de gestions d'affaires?
Source : Gallica

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