Résumé

Insurrection de Strasbourg, le 30 octobre 1836… (1837)

Souvenez-vous seulement, messieurs, des termes dans lesquels vous avez juré de faire bonne justice. C'est la défense qui les invoque pour l'heure solennelle de votre verdict ; qu'ils soient la mesure et la loi de vos délibérations , je n'en demande pas davantage. Et , sans entrer ici en de subtiles discussions de droit pénal, vous avez juré de ne point trahir les intérêts de la société qui accuse Raphaël de Gricourt. Eh bien! ne les trahissez, pas, messieurs les jurés. Si la société a été mise en péril, menacée seulement par l'accusé, condamnez-le sans pitié, c'est votre devoir.
Source : Gallica

Insurrection de Strasbourg, le 30 octobre 1836… (1837)

Gandouin, canonnier du 3e d'artillerie : A six heures du matin j'entendis crier : Vive le roi! ou : Vive l'empereur ! je ne ne sais pas trop. (On rit.) Je vis bientôt le 4e défiler sur le pont Saint-Guillaume. Bientôt le prince passa devant moi, et me prit la main en me disant : « Nous comptons sur vous, brave canonnier! » On criait toujours : Vive le roi ! ou : Vive l'empereur ! et je me mis à crier aussi : Vive le roi ! Alors le colonel Vaudrey s'approcha de moi et me dit : « Crie vive l'empereur ! » Alors, j'ai crié : Vive l'empereur!
Source : Gallica

Insurrection de Strasbourg, le 30 octobre 1836… (1837)

A coup sûr, l'entreprise du prince Louis Bonaparte est encore plus folle et plus coupable que celle de la duchesse de Berry. Si elle n'a pas eu des résultats aussi funestes, ce n'est pas sa faute. Vingt ans ont passé sur la déchéance qui a frappé sa famille, et cette déchéance, la révolution de juillet l'a solennellement confirmée. Pour couvrir l'excès de son ambition, ce jeune homme n'a pas même l'ombre d'un droit. Ce n'est pas lui que la légitimité impériale appellerait sur le trône. Le nom de Napoléon II qu'il a pris ne lui appartient pas.
Source : Gallica

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