Résumé

Procès de Louis-Napoléon Bonaparte… (1840)

Le véritable caractère de la justice, Messieurs, c'est l'impartialité. Vous venez ici pour juger. Mais y a -t-il un de vous qui se soit
dit, en entrant dans cette enceinte: Je serai impartial,
impartial, pèserai les droits de chacun, je mettrai
dans la balance la royauté de Juillet et la souveraineté
souveraineté par la Constitution de l'Empire,
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je serai impartial. Mais vous n'avez pas le droit de l'être; vous êtes aujourd'hui un pouvoir du gouvernement, une révolution ne peut s'opérer qu'en vous brisant. Par ce fait la Chambre des Pairs et la Chambre des Députés sont dissoutes.
Source : Gallica

Procès de Louis-Napoléon Bonaparte… (1840)

Je vous rencontrai, M. le sous-préfet, au moment où je me rendais chez vous, et vous avez été, comme moi, le témoin du dévoûment admirable de la garde nationale (1) et de la troupe de ligne, indignées l'une et l'autre de cette folle tentative d'insurrection, Tous rivalisaient de zèle et brûlaient du désir de marcher à la poursuite des conspirateurs. La population entière s'est levée, comme un seul homme, aux cris de vive le Roi ! Aussi le prince Louis et ses complices ne tardèrent pas à voir qu'ils n'y avait pour eux aucun espoir de réusite.
Source : Gallica

Procès de Louis-Napoléon Bonaparte… (1840)

Ce procès sera la pierre de touche de la chambre des pairs. La cause qui va s'ouvrir est une de celles où les absence sont presque des désertions. Les pairs de la révolution et ceux de' l'Empire doivent à leur dignité de venir regarder l'accusé en face. Ceux qui ne viendraient pas témoigneraient par là même qu'il ne croiraient pas en âme et conscience pouvoir condamner; leur absence condamne donc le pouvoir actuel et les condamne eux-mêmes, puisqu'ils fuient le siège de juges comme s'il s'agissait d'un banc d'accusés.
Source : Gallica

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