Résumé

Procès du prince Napoléon-Louis Bonaparte et de ses coaccusés devant la cour des pairs

Je vous rencontrai, monsieur le sous-préfet, au moment où je me rendais chez vous, et vous avez été, comme moi, le témoin du dévouement admirable de la garde nationale et de la troupe de ligne, indignées l'une et l'autre de cette folle tentative d'insurrection. Tous rivalisaient de zèle et brûlaient du désir de marcher à la poursuite des conspirateurs. La population entière s'est levée comme un seul homme, aux cris de Vive le roi! Aussi le prince Louis et ses complices ne tardèrent pas à voir qu'il n'y avait pour eux aucun espoir de réussite.
Source : Gallica

Procès du prince Napoléon-Louis Bonaparte et de ses coaccusés devant la cour des pairs (1840)

Ce n'est pas l'héritage d'un sceptre et d'une couronne qu'il est venu demander, mais l'héritage des lourdes pensées que l'Empereur avaient écrites dans sou testament politique de Sainte-Hélène.
Messieurs les pairs, le fait que vous avez à juger est au nombre de ceux qu'on ne qualifie justement et sûrement que le lendemain. Qu'il réussisse, c'est une révolution ; qu'il échoue, c'est un crime. Le succès relève de l'histoire ; la défaite, vous le voyez, relève des menaces de la loi.
Enfin, messieurs les pairs, Louis Bonaparte est un prince français
Source : Gallica

Procès du prince Napoléon-Louis Bonaparte et de ses coaccusés devant la cour des pairs

Croyiez-vous, messieurs, que la France de 1830 niât la légitimité de l'empire ?
«Elle a montré pourtant ce qu'elle pensait des droits de sa dynastie.
» C'est que les temps avaient marché ; c'est que les événemens avaient prononcé.
» Ce n'était pas aux cris de « Vive l'empereur ! » c'était aux cris de « Vive la charte ! » que le peuple avait combattu dans les rues de Paris, et le génie de la liberté s'élevait même au-dessus du génie de la victoire.
Source : Gallica

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