Michel Jouve

Élements biographiques

Michel Jouve Des vices de la volonté dans le contrat… (1879)

Nous n'admettons point ces arguments qui tendraient à faire de notre Code civil une copie, et de ses interprètes des compulseurs éternels des vieux ouvrages. Il y a dans notre législation au dessus de Pothier, au dessus des reproductions de l'ancien droit, l'esprit moderne, qui a proclamé l'influence prépondérante de la volonté dans toute la théorie des contrats. Le Code va droit à l'intention des parties, il ne consulte qu'elle. Qu'importe qu'elle se soit trompée sur l'identité morale seule, ou sur le
fait strict et matériel de l'identité physique !
Source : Gallica

Michel Jouve Le Palais de justice de Nîmes… (1901)

Mais à travers la série ondoyante des juridictions éphémères, sujettes aux ignorances, aux erreurs, aux passions de leur temps, à travers les époques troublées, les renaissances, les révolutions, on aime à se représenter, dans l'histoire de la cité, cet immuable coin de terre sacrée, où, ruiné, relevé, humble, superbe, demeura, cependant, toujours le Palais des tribunaux ; où, sans se lasser, avec des langages et des sens divers, les hommes vinrent proférer leur éternelle invocation au droit ; où ne cessa de s'affirmer l'obstinée croyance de l'humanité en une positive justice.
Source : Gallica

Michel Jouve Des vices de la volonté dans le contrat… (1879)

S'il est nullus, nullius momenti, c'est en ce sens qu'il né sera pas nécessaire d'employer contre lui l'action où l'exception de dol, et qu'il suffira de l'attaquer par l'action même qui naît de la bonne foi du contrat ; en ce sens qu'on peut tirer des lois mêmes de la bonne foi présidant à l'acte l'origine de sa nullité et de son inefficacité. Ne serait-ce pas précisément violer ces lois que de se prononcer pour une nullité absolue qui permettrait à l'auteur dû dol de réclamer contre un contrat qu'il a entaché lui même de ce vice.
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature