Résumé

Michel Jouve Le Palais de justice de Nîmes… (1901)

Derrière la façade érigeant, au midi, sur l'Esplanade, le haut fronton du Palais de Justice, s'étend une île allongée de constructions, de cours, et de jardins. Au levant, la rue Régale, au couchant, le boulevard des Arènes, et, après les prisons, la rue de l'Aspic, font à cet ilot, avec la rue de la Violette, au nord, une ceinture de voies publiques qui le délimitent. C'est un des coins de France les plus saturés de vies anciennes, de ruines et de rénovations.
Source : Gallica

Michel Jouve Le Palais de justice de Nîmes… (1901)

L'orgueil de l'empire victorieux enfle le discours du préfet, d'Alphonse, à la session du conseil général de juin 1806 : « Le temple de la Justice ne saurait être trop majestueux ! Quand on construit pour les siècles, ce ne sont pas des ouvrages imparfaits qu'on doit leur transmettre ! C'est se dévouer par avance à leur accusation ! » Charles Durand songe avec amertume que, sous de telles inspirations, le somptueux monument qu'il avait rêvé eût pu se réaliser. Napoléon comme Adrien eût construit sa basilique nimoise.
Source : Gallica

Michel Jouve Le Palais de justice de Nîmes… (1901)

Les grossières bâtisses de la sénéchaussée seront démolies. Tout l'îlot, de la rue Régale aux Arènes, sera consacré au Palais qui les remplacera, entouré de voies publiques, indépendant des prisons en même temps assainies. Vers l'Esplanade, au midi, du côté où va s'étendre la ville agrandie, on fera au nouveau monument une superbe entrée ; on dressera une colonnade, un portique, une silhouette évocatrice du prétoire romain. Le déblaiement des Arènes sera repris et achevé. L'ellipse colossale, tout entière, réapparaîtra dans la lumière et l'espace.
Source : Gallica

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