Frédéric de Coninck

Résumé

Frédéric de Coninck Lettres de Julien à sa mère (1859)

Excusez-la, M. Mer val, c'est si jeune!
J'embrassai les deux petites de tout mon cœur, j'en fis autant à la maman et je donnai une cordiale poignée de mains au brave Lucas, qui me dit d'un air rayonnant : — Vous êtes bon musicien, M. Merval, mais pas meilleur que cet oiseau-là. Il vous cassera la tymbale plus de quatre fois. C'est un vrai plaisir que de l'entendre chanter. Vous n'avez pas à vous en occuper, ma femme vous le soignera. Elle l'aime comme son enfant.
Source : Gallica

Frédéric de Coninck Lettres de Julien à sa mère (1859)

M. Horst
- Je viens, M. Mer val, dit-il, vous présenter mes excuses de mon étourderie de ce matin : je m'étais entièrement mépris sur votre compte. Vous m'avez donné, avec esprit, une petite leçon que j'avais parfaitement méritée, que j'accepte, et dont vous voyez que je profite puisque je viens solliciter votre amitié, vous assurant que je suis moins indigne de l'obtenir que vous auriez le droit de le penser, si vous me jugiez sur ce que vous avez vu de moi aujourd'hui. J'aime à rire; mais je n'ai pas mauvais cœur et je serais désolé de faire de la peine à qui que ce soit.
Source : Gallica

Frédéric de Coninck Lettres de Julien à sa mère (1859)

On laisse la bride sur le cou à son imagination et on la laisse trottiner où elle veut.
Tu me recommandes, chère mère, de ne pas monter mon zèle et mon ardeur de travail sur un diapason auquel mes forces ne me permettraient pas de les maintenir ; sois bien tranquille à cet égard. Je ne veux pas me faire comparer plus tard aux vieux balais et je ne suis sous l'influence d'aucun de ces enthousiasmes que l'espoir du succès inspire et soutient. Il me semble très probable que je suis destiné à naître, à vivre et à mourir commis.
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature