Alfred Assollant,
Claude et Juliette
(1862)
“ ROSE-D'AMOUR. 263 je suis un enfant trouvé, je ne dois compte de rien à personne, et je t'aime. Ne me dis pas que tu ne m'aimes pas aujourd'hui : je le sais et je te le pardonne; mais tu m'aimeras un jour. Tu es si bonne! car je te vois depuis cinq ans, Rose, et je n'ai pas cru un seul mot de ce qu'on a dit de toi. Je ne le croirais pas quand je l'aurais vu de mes deux yeux. Tu es seule, sans amis, sans fortune, sans mari, sans amant. Je suis seul comme toi, et personne ne m'aime; appuyons-nous l'un sur l'autre, aimons-nous et marions-nous. Va, je ne serai pas jaloux de Bernard. ”
