Alfred Assollant

Alfred Assollant

Résumé

Portrait de Alfred Assollant Alfred Assollant Claude et Juliette (1862)

ROSE-D'AMOUR. 263
je suis un enfant trouvé, je ne dois compte de rien à personne, et je t'aime. Ne me dis pas que tu ne m'aimes pas aujourd'hui : je le sais et je te le pardonne; mais tu m'aimeras un jour. Tu es si bonne! car je te vois depuis cinq ans, Rose, et je n'ai pas cru un seul mot de ce qu'on a dit de toi. Je ne le croirais pas quand je l'aurais vu de mes deux yeux. Tu es seule, sans amis, sans fortune, sans mari, sans amant. Je suis seul comme toi, et personne ne m'aime; appuyons-nous l'un sur l'autre, aimons-nous et marions-nous. Va, je ne serai pas jaloux de Bernard.
Source : Gallica

Portrait de Alfred Assollant Alfred Assollant Claude et Juliette (1862)

Et toi, Michel, qu'as-tu contre Jean Rosier?
— J'ai, dit l'ivrogne, qu'il a fait la cour à ma femme, et que je veux lui casser les os. »
A ces mots, Madeleine, qui souriait, pâlit tout à coup comme une personne qui a peine à se soutenir et me dit :
« Est-ce vrai, Jean, que vous faites la cour à ma belle-soeur?
— Moi! Eh! je n'y ai jamais pensé. » C'était vrai. Depuis que j'avais vu Madeleine, je ne me souvenais plus de rien, et j'avais tout à fait oublié Françoise.
« Il ment! s'écria l'ivrogne, il ment! il ment! »
Source : Gallica

Portrait de Alfred Assollant Alfred Assollant Claude et Juliette (1862)

« Rose-d'Amour, compte sur moi comme je compte sur toi, et ne crains rien. S'il faut partir, je partirai, je resterai sept ans en Afrique, ou en Allemagne, ou en Italie; mais dans le pays où l'on m'enverra, je ne penserai qu'à toi, je n'aimerai que toi, et si tu m'aimes encore dans sept ans nous serons heureux tout comme aujourd'hui, foi de Bernard! » Je le crus sur
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parole, mais je ne pus m'empêcher de pleurer. Sept ans! Hélas! madame, quand on est jeune et qu'on aime, sept ans, c'est la vie entière.
Source : Gallica

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