Édouard de Crempien

Résumé

Édouard de Crempien La Fin du Pépel (1960)

Elle en devient généreuse, devinant dans son plaisir un léger côté incestueux, quelque chose de si imprécis qu'elle ne sait si elle veille ou si elle rêve.
Le Tarzan est simple mais touché par la vie ; frais et très usé. Dans son corps dorment tous les péchés de France. Entre deux promenades dans l'Estérel, tout parsemé de genêts, devant un ciel que les derniers rayons du jour teignent de vert, Eufémia, tapie au fond de la voiture violette, les éveille ; car si les flots bleus caressent ce rivage ocre, les tuyaux de ses égouts déversent dans son azur toute la charogne que son soleil attire.
Source : Gallica

Édouard de Crempien La Fin du Pépel (1960)

Sa Majesté hume :
— Eufémia darling, il ne faut pas laisser cette femme entrer chez moi. Dorénavant tu ouvriras, toi seule, mon lit. Coule-moi, je te prie, un bain. Les douches sont bonnes quand il y a du soleil mais pour la détente crépusculaire, comme tu le dis toi-même, rien ne vaut la bouillante immersion.
N'entendant pas de réponse la Reine retourne au salon, voit Mme de Pototriste plantée au milieu du tapis, le visage tendu, les yeux fixes, hypnotisée par un coin de table.
« Pourvu qu'elle ne soit pas en transe, pense la Reine, ce n'est vraiment pas le moment. »
Source : Gallica

Édouard de Crempien La Fin du Pépel (1960)

Il ne reste à Michel que le souvenir des moments privilégiés de son enfance : instants irremplaçables qui sont la clé de voûte qui lui permet de continuer. Le reste n'a été que du frelaté, une vaine poursuite aux chimères, une longue mystification. Sa vérité, sa réalité est toute là dans ses premières réminiscences dans le miracle quotidien qui est l'apanage d'un cœur qui s'éveille.
Douchée, massée au gant de crin, frictionnée de lavande, ayant avalé les pilules de beauté qui lui garantissent une digestion aisée, Eufémia de Pototriste récapitulait.
Source : Gallica

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