Victor Delcroix

Résumé

Victor Delcroix Les Jeunes enfants illustres (1862)

Il ne le fera pas, parce que ce tableau est un chef-d'œuvre et que le seigneur Murillo est un grand artiste ; il ne me rendra pas non plus trop malheureux, parce que son cœur est plein d'humanité; mais il pourrait, s'il le voulait, nous infliger, à mon père et à moi, de cruels traitements. Pauvre père !
comme il regrette son pays et sa liberté. Moi, je ne regrette rien. Si j'étais resté libre, je n'aurais pas connu le plus grand peintre de l'Espagne, je n'aurais jamais entendu ses leçons, je ne saurais pas ce que c'est que l'art, l'art qui vaut encore mieux que la liberté.
Source : Gallica

Victor Delcroix Les Jeunes enfants illustres (1862)

J'aime la jeunesse, parce qu'elle a l'imagination vive et le cœur généreux.
— Oh ! mes beaux seigneurs, dit Mételli, si vous n'aviez pas disposé de la soirée de maître Gravina, j'avais, moi aussi, quelque chose à lui proposer.
— Est-ce donc une partie qui ne puisse se remettre ? dit Gravina.
- Peut-être, seigneur. Voici ce dont il s'agit : tous les soirs, depuis le commencement de la semaine, je passe, enm'accoudant à cette fenêtre, l'heure la plus agréable de toute ma journée.
- Je te crois, Mételli : les nuits sont si belles et si fraîches!
Source : Gallica

Victor Delcroix Les Jeunes enfants illustres (1862)

Il n'y a guère d'écolier qui n'orne ses cahiers et ses livres d'études de dessins plus ou moins grotesques; pourtant les peintres sont rares, les bons peintres surtout; et pour n'être qu'un artiste médiocre, il vaut cent fois mieux n'être qu'un ouvrier. Tu feras donc bien d'écouter ton père et de chercher à devenir utile à ta famille. C'est une triste chose, mon ami, que de voir souffrir ceux qu'on aime, et c'est une cruelle humiliation pour un homme de cœur de ne pouvoir donner du pain à sa femme et à ses enfants; mais c'est une peine plus terrible encore de douter de son talent.
Source : Gallica

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