Résumé

Portrait de Paul Vibert Paul Vibert Pour lire en traîneau

J’ai visité, cette semaine, en détail, la prison neuve, cossue et superbe de Fresnes ; j’ai admiré le vernis impeccable des cellules, au point de vue de l’hygiène, et, cependant, involontairement, comme un vieux routinier, je suis attendri en pensant que l’on va démolir Sainte-Pélagie, cette prison de famille, qui me rappelait toujours involontairement, les pensions idem du quartier, illustrées par Balzac.
C’est ainsi que tout disparaît, se transforme ou change sur la terre, c’est la loi du progrès.
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J’ignore, mon cher Monsieur Jedors, ce que vous penserez de ce petit poulet, mais, pour moi, il me paraît bien amusant et, sans savoir si vous donnerez raison au petit Cochon, je suis persuadé que vous trouverez comme moi, que son père lui avait fait une fameuse cochonnerie en lui laissant et imposant son nom.
Mais, mon cher Monsieur Jedors, quand on habite, comme vous, rue du Repos et que l’on est gardien au cimetière du Père-Lachaise, on est des plus calmes et tranquilles, ce qui n’empêche pas d’aimer le petit mot pour rire.
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Lorsqu’à une reprise de la Vie parisienne, aux Variétés, il y a quelques années, je revis la salle de la vieille gare Saint-Lazare d’antan, si vivante et si vraie dans tous ses détails et dans son exacte reconstitution, je ne m’en cache pas, j’en fus ému jusqu’aux larmes. C’était comme toute ma jeunesse que je revoyais défiler sous mes yeux dans une subite et suprême évocation !
Oui, nous autres, vieux Parisiens, qui avons le malheur involontaire de vieillir, nous aimons tant notre ville, que nous conservons surtout pieusement au fond de notre cœur, tous ses enfants disparus !
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